À propos

De atlasmuseum
Aller à : navigation, rechercher

Le projet

Atlasmuseum est une plateforme en ligne de collaboration entre artistes, commissaires, amateurs d’art, informaticiens, historiens de l’art, enseignants, professionnels de la documentation et de l’archivage, visant le développement de différents outils d’inventaire, de documentation de l’art public et d’historicisation des œuvres d’art public.

A travers un processus d’inventaire fondé sur la contribution des professionnels mais aussi du public, les œuvres d’art public sont répertoriées, géolocalisées et documentées au sein d’un atlas Wiki.

Utilisant la même structure logicielle que l’encyclopédie Wikipédia, Atlasmuseum est un site contributif permettant la création de cartographies et de notices d’œuvres dédiées à l’art dans l’espace public.

Toutes les informations sur le projet Atlasmuseum, le site Wiki, l'application mobile et le guide d'utilisation, veuillez consulter le site www.atlasmuseum.org.

Partenaires

Atlasmuseum est porté par l'association reconnue d'intérêt général A-Pack et bénéficie du soutien de l'IRISA/Université Rennes1, de l'Université Rennes2/École doctorale Arts, Lettres, Langues (ED 506)/Unité de recherche : Arts : pratiques et poétiques (EA 3208)/ Œuvres, imaginaire et numériques et de l'agence de design graphique chezpetitc.

Atlasmuseum est en ligne grâce au soutien du ministère de la Culture et de la Communication et la participation du Centre national des arts plastiques.

Crédits

Quels objectifs ?

Atlasmuseum est un projet curatorial questionnant les enjeux d'inventaire, de numérisation et de documentation des œuvres d’art dans l’espace public.

  • Répertorier, localiser et documenter de façon contributive et selon des critères scientifiques les œuvres d’art dans l’espace public
  • Contribuer à la réflexion critique et à la conservation de l’art dans l’espace public
  • Contribuer aux réflexions actuelles sur les données artistiques et culturelles à l'heure du Web sémantique
  • Contribuer à la réflexion sur l’ouverture des données publiques artistiques et culturelles
  • Développer des expérimentations de visualisation en l’histoire de l’art


Quelles œuvres ?

Les œuvres d’art contemporain dans l’espace public ou les espaces privés d’usage public, pérennes ou éphémères, constituent le corpus prioritaire d’Atlasmuseum. Le répertoire des œuvres s’ouvrira progressivement à une temporalité plus étendue.

Par la numérisation, la mise en ligne et la géolocalisation d’œuvres situées dans l'espace public et issues des dispositifs de la commande publique et du 1% artistique, Atlasmuseum rendra visible un nombre croissant de réalisations dont un premier corpus de 500 est accessible depuis l'ouverture du site le 16 avril 2014.

Conçues pour être éprouvées par un très large public, ces œuvres qui, pour certaines, font partie du patrimoine national sont désormais accessibles en ligne afin que tous, professionnels ou curieux, puissent les découvrir, les situer et participer à leur documentation.

Quels territoires ?

National (France) dans un premier temps, Atlasmuseum s’étendra progressivement à l’échelle européenne et internationale.


Un projet en ligne adossé à un projet de recherche

Thèse en Esthétique & Humanités numériques/ Virginie Pringuet (Direction: Nicolas Thély)/Université Rennes 2 / École doctorale Arts, Lettres, Langues (ED 506) Unité de recherche : Arts : pratiques et poétiques (EA 3208)/ Œuvres, imaginaire et numériques.


La cartographie numérique et le web sémantique ouvrent-t-ils la voie à l’élaboration d’un atlas de l'art dans l'espace public, à une visualisation du "Musée à ciel ouvert" ?

A travers les développements de la cartographique numérique, fusion entre entre représentation géographique et représentation visuelle de l'information, de la visualisation et la sémantisation des données, il s'agit d'aborder les nouvelles formes et outils d’inventaire, de représentations et d’historicisation de l'art dans l'espace public. Des représentations dynamiques qui semblent transformer profondément les usages de la carte et de l’atlas mais aussi leurs enjeux esthétiques tout en ouvrant un nouveau potentiel de lisibilité des images de l’art, une nouvelle source d’images dialectiques. Il s’agit ainsi de questionner le potentiel heuristique de la visualisation de données à travers une collection spécifique d’art public en France.

Quels outils et quelles méthodologies issus du Web sémantique sont les plus pertinents pour la visualisation des données concernant l’art public?

Le Web sémantique est un mouvement collaboratif mené par le World Wide Web Consortium (W3C) qui favorise des méthodes communes pour échanger des données. Le Web sémantique vise à aider l'émergence de nouvelles connaissances en s'appuyant sur les connaissances déjà présentes sur Internet.

Quel contexte ?

Le tournant numérique pris par la société modifie et interroge les conditions de production et de diffusion des savoirs. Les Digital Humanities (Humanités numériques) désignent une transdiscipline, porteuse des méthodes, des dispositifs et des perspectives heuristiques liés au numérique dans le domaine des sciences humaines et sociales, des arts et des Lettres. Les Digital Humanities s’appuient sur l’ensemble des paradigmes, savoir-faire et connaissances propres à ces disciplines, tout en mobilisant les outils et les perspectives singulières du champ du numérique (Manifeste des Digital Humanities, 2010, Paris).

Le Web sémantique est un mouvement collaboratif mené par le World Wide Web Consortium (W3C) qui favorise des méthodes communes pour échanger des données.

Le Web sémantique vise à aider l'émergence de nouvelles connaissances en s'appuyant sur les connaissances déjà présentes sur Internet. Pour y parvenir, le Web sémantique met en œuvre le Web des données qui consiste à lier et structurer l'information sur Internet pour accéder simplement à la connaissance qu'elle contient déjà et faire émerger les ressources du « Web profond ».

Selon le W3C, « le Web sémantique fournit un framework qui permet aux données d'être partagées et réutilisées entres plusieurs applications, entreprises et groupes d'utilisateurs ». L'expression a été inventée par Tim Berners-Lee, l'inventeur du World Wide Web et directeur du World Wide Web Consortium (« W3C »), qui supervise le développement des technologies communes du Web sémantique. Il définit le Web sémantique comme « un web de données qui peuvent être traitées directement et indirectement par des machines pour aider leurs utilisateurs à créer de nouvelles connaissances ».

Un wiki sémantique est un wiki doté de fonctionnalités permettant de formaliser le sens des articles. Il permet de rajouter des informations sur les métadonnées des articles et de caractériser leurs relations.

Il utilise pour cela une syntaxe de balisage compréhensible par des traitements automatisés (par des machines, robots). En formalisant le contenu du wiki et en explicitant la signification des informations, le wiki sémantique permet par exemple de faire des recherches plus approfondies que celles basées uniquement sur des mots clés. Il devient ainsi une sorte de base de données relationnelle.

Espace public?

La notion d'espace public demande à être constamment réinterrogée, remise en débat, replacée au centre de questionnements fondamentaux de la vie démocratique comme ceux du domaine public, des biens communs ou encore du libre partage de la culture.

L’espace public est un terme d'une grande richesse, un terme polysémique qui désigne un espace à la fois métaphorique et matériel. Comme espace métaphorique, l’espace public est synonyme de sphère publique ou du débat public. Comme espace matériel, les espaces publics correspondent tantôt à des espaces de rencontre et d’interaction sociales, tantôt à des espaces géographiques ouverts au public, tantôt à une catégorie d’action, artistiques et culturelles notamment. L'espace public représente dans les sociétés humaines, en particulier urbaines mais aussi au cœur des territoires périurbains et naturels, l'ensemble des espaces de passage et de rassemblement qui est à l'usage de tous, soit qui n'appartient à personne (en droit par exemple), soit qui relève du domaine public ou, parfois même, du domaine privé.

Le périmètre de l'espace public n'est ainsi pas une chose aisée à percevoir, à définir, à élargir; il ne cesse d'évoluer entre les nouvelles pratiques et les diverses contraintes urbaines, sociales, économiques, juridiques, culturelles ou encore numériques.

Source: "Espace public" d'Antoine Fleury, sur le site Hypergeo